jeudi 6 janvier 2011

The Seeds - No Escape



Après n'avoir écouté presque que de la musique éléctronique pendant environ 6 mois, la nouvelle année marque pour moi le retour à ce bon vieux garage rock psychédélique.
La faute à Tame Impala, qui ont sorti en 2010 un chef-d'oeuvre du genre et que j'écoute obsessionnellement depuis les derniers jours de 2010.

Les Seeds sont un groupe particulièrement débile (je me souviens d'une interview de Sky Saxon, visiblement perché, dans laquelle il se ventait de toutes les drogues qu'il avait pu ingérer, essayait de nous persuader qu'il était un génie incompris), mais aussi et surtout très influent. En fait ils ont contribué à créer ce mélange de rock psyché et de proto-punk que l'on retrouvera chez les Stooges et plein d'autres. Un peu la version bête de Red Krayola...

J'adore cette chanson qui est probablement la plus rapide de leur répertoire (quasi-punk donc) en partie à cause du solo d'orgue à 1:17, et puis du son de guitare super rêche et puis du refrain rageur.

lundi 3 janvier 2011

Cocteau Twins - Heaven or Las Vegas



Y'a vraiment qu'un magazine de vieux comme Magic pour citer en référence les Cocteau Twins. C'est pas que j'aime pas ce groupe, au contraire, mais aujourd'hui j'ai l'impression qu'ils sont considérés comme un truc un peu kitsch... alors même que leur son se retrouve chez des tonnes de groupes actuels estampillés "dream pop". Probablement via des groupes comme My Bloody Valentine (Cocteau Twins meets Jesus and Mary Chain).
Moi, ces onomatopées gonflés à la reverb m'ont toujours ému.

lundi 13 décembre 2010

Win Win - Releaserpm



Un genre est en train de naître : l'electro Pitchfork.
C'est assez simple, il faut des morceaux très mélodiques et qui manifestent un certain nombre d'emprunts au rock (si on veut faire les choses bien, il faut que ce soit au shoegazing du début des années 90), au hip hop (un peu). Et surtout il faut des voix, des voix avec plein de reverb pour donner un côté "dreamy" à l'ensemble. Il faut que le titre se prête à une rêverie "psychédélique", chose fort goûtée ces temps-ci.
Et puis alors le top du top, c'est quand au chant on a une star de l'indie rock du type Panda Bear ou bien, ici chez Win Win, la chanteuse de Gang Gang Dance.

Un autre bon exemple :



Alors je boude pas du tout ça, bien au contraire. J'allais dire que c'est un peu ce que font les Chemical Brothers depuis 15 ans... Mais en fait les Chemical ils font un peu toujours trop. Gros son, grosses machines, gros noms (Noel Gallagher, Bernard Sumner, etc). Le truc en plus de l'electro Pitchfork, c'est le cachet "fait à la maison".
Mais en fait c'est loin d'être la seule différence, et peut être que ma comparaison tombe à l'eau, peut être que c'est juste un prétexte pour réécouter les Chemical Brothers...

Eugene McDaniels - Headless Heroes



Première réaction : "Ah mais c'est de là que ça vient !". Oui, c'est ce morceau qu'ont samplé les Beastie Boys dans "Get it together" (largement mon morceau préferé du groupe).

Deuxième réaction : "Oulà, je suis tombé sur une perle !" Une perle rare, on peut le dire. A cause de ses breaks jazzy (jazz électrique même, à la Miles Davis ou Weather Report) et de ce chant Gil-Scott Heron-esque (aïe).

Mais c'est qui ce mec ? C'est juste génial !

dimanche 5 décembre 2010

samedi 13 novembre 2010

D.A.F. - Geheimnis



Que DAF était un groupe génial, ça je le savais déja depuis longtemps, mais leur album Fur Immer m'en a encore apporté la confirmation. Ils sont parfaits. Pourquoi j'aime autant ? Plus que l'imagerie bizarre qui entoure leur musique, j'crois que c'est plutôt leur capacité à mettre les synthés en avant de telle manière que ça en devient sensuel (tout en restant très froid). C'est aussi une sacrée économie de moyens : rythmique ultra-répétitive, motifs mélodiques simples répétés là aussi tout le long du morceau... Probablement aussi parce que leur musique a quelque chose d'étrange et d'inquiétant, très années 80 pour le coup.

Soft Cell - Where did our love go ?



Surtout pour la deuxième partie du morceau, la reprise de "Where did our love go ?" des Supremes. Excellente transposition synthétique du tube Motown, dans une démarche qui rappelle un peu ce qu'ont fait les Flying Lizards quelques années plus tard, le chant maniéré de Marc Almond en plus (et à l'opposé de celui, impassible, de Patti Palladin).

remontants

"When you're alone and life is making you lonely..." Petula le dit très bien : quand ça va pas, y'a des choses qui font l'effet de remontants. "Downtown" par exemple. Peut-on sincèrement faire la gueule après cette chanson ?



Pour moi ça marche à tous les coups. Et puis cette orchestration, ces montées dramatiques à la Burt Bacharach... On sait que la musique pouvait avoir des vertus curatives, mais je ne l'avais jamais senti autant qu'avec cette chanson.

Ca marche aussi avec celle-là :

samedi 23 octobre 2010

Flaming Ember - Westbound #9



Les one-hit wonders comme je les aime. Ça casse pas des briques, c'est juste super efficace et ça rend heureux.

vendredi 1 octobre 2010

Basement Jaxx - Remedy



Si je devais choisir une année pour un revival, ça serait sûrement 1999. Juste pour entendre encore de la house vicieuse comme ça.